jeudi 24 décembre 2015

En cas d'attaque terroriste

Le premier jour des vacances, une gare.

Je suis sans voix.



Le réalisme des dessins et des situations. "Abritez-vous derrière un obstacle solide". L'impression de revivre les classes, se cacher derrière un arbre ne sert à rien, "Te cache pas derrière les kékés ! Tiens regarde BAM"; le trou dans ce qui dans l'imagination d'un civil tient lieu de couverture, "C'est pas comme dans les films".


Se préparer à cette situation semblait déjà assez incongru, même en kaki. "Éloignez-vous des ouvertures, allongez-vous au sol". C'était pour faire semblant, c'était pour dix mois, jouer à la guerre, jouer au soldat, l'armée de Valmy.

"En cas d'attaque terroriste", comme "en cas d'incendie", "en cas de montée des eaux".

Renaître sur ce quai, là, planté béa devant un panneau. Renaître cible de tirs, cible de l'autre.

"En cas d'attaque terroriste". "Si". Ou "quand".
 

Etre discret, se fondre dans le décors, devenir indétectable au nez, à l’œil, à l'oreille de l'autre.

"Enfermez-vous, barricadez-vous".

lundi 16 novembre 2015

La Haine

Je me souviens, dans La Haine de Kassovitch, l'un des acteurs râle après une émeute en banlieue et à nouveau des voitures brûlées : "Ils ne pourraient pas brûler la capitale pour changer ?". Merveille, samedi : "Ils ne pourraient pas attaquer le XVIe pour changer ?"

Non, ils ne peuvent pas, et pour une raison simple. On les emmerde. L'Est parisien les emmerde.

On est beaux, de toute les couleurs. On croise et on parle souvent à des musulmans, des juifs, des cathos, et parfois nous les athées on se fout doucement de leur gueule, mais on les aime bien quand même. Et ça les emmerde.

On picole ferme en terrasse, bourrés souvent on raconte les pires conneries au monde, et parfois on fait sens. Et ça les emmerde.

On s'envoie en l'air avec des gens qu'on connait bien, parfois des qu'on connaît moins, on a une sexualité normale souvent, débridée parfois. Avec des femmes, avec des hommes, avec les deux. Et ça les emmerde.

On va au théâtre, on lit, on file au ciné pour regarder des conneries, parfois, des films qui portent du sens, souvent. Et ça les emmerde.

Daesh, ta barbe longue, tes idées courte, ton complexe d'infériorité, tes AK 47 comme talonnettes, ta peur de l'autre, ta trouille des femmes, ta haine du rire, ton incapacité à comprendre, à raisonner, à aimer le vin, à respecter l'ivresse honnête des sens, ton courage face à des enfants, à des hommes entravés, la faiblesse qui t'a fait victime de plus malins que toi, on t'emmerde.






lundi 14 septembre 2015

Monde de merde.

Et Bill d'encore et toujours faire semblant d'y croire.

Sitting Bull lui, vaincu, trophée d'une Amérique moderne et triomphante, baisse les yeux, arrêtez de me faire chier dans 5 ans au plus je finirai sous les balles sordides d'un auxiliaire de la cavalerie, pour une fois bien à l'heure...

Bill mettra en scène sa mort, faute d'éthique.

mercredi 15 juillet 2015

vendredi 10 juillet 2015

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